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L'enfant d'eau
Jonathan et Christiane de Seze 1
«Lorsque tu grandis, ne pose pas de questions. Observe, écoute, et attends, la reponse viendra.» Larry BIRD
C'est l'histoire d'un petit prince couleur de miel, bercé par l'amour d'une mère aux yeux pain brute. Autour d'eux, une famille magnifiquement solidaire, deux ethologues audacieux, spécialistes de la communication, et quatre dauphins qui n'ont de magique que la délicieuse sensation de leur présence pour animer les flots. C'est l'histoire d'un projet baptisé du nom de ce bambin différent : Jonathan, un enfant autiste à la rencontre de dauphins. En 1995, ce dessein, alors au tout début de son existence, avait vaguement retenu mon attention. Mon réflexe initial a été de l'imaginer fondu dans le moule habituel de ces entrevues médiatises entre dauphins thérapeutes et enfants autistes qui fleurissent régulièrement dans les pages des magazines. J'avoue que cet enthousiasme collectif et larmoyant m'a toujours agacée. D'une part, par la mièvrerie des clichés romantiques rebattus par les médias, n'hésitant pas a promouvoir le dauphin au rang de héros porteur de pouvoirs surnaturels et, de fait, transmettant de faux espoirs à des parents déjà éprouvés. D'autre part, le business sous jacent, la capture, la détention, bref, l'exploitation des dauphins, animaux sauvages par excellence. Trois ans ont passé et le témoignage de Christiane de Sèze, mère de Jonathan, allait en fin de compte me secouer car il se révélait qu'il sortait des sentiers battus. Mais venons-en aux faits.
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1- Dans Sans les animaux, le monde ne serait pas humain de Karine Lou Matignon chez Albin Michel poche 2003
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